vendredi 3 août 2007

macroeconomie et la politique monétaire marocaine

La politique monetaire et macroeconomie est une expression recente qu’une idee nouvelle a fait naître. Nos pères ne connaissaient que la monnaie. F. A. von Hayek raconte qu’il a entendu parler pour la premiere fois du concept de politique monetaire quelque part aux Etats-Unis en 1926. Soit trois ans avant le debut de la plus gigantesque crise economique jamais enregistree, et ce n’est sans doute pas une coïncidence. Depuis lors, la politique monetaire a maintes fois montre qu’elle pouvait conduire au meilleur comme au pire. Le meilleur avec, par exemple, la resolution très rapide du krach boursier d’octobre 1987 grâce à la fourniture d’abondantes liquidités par la Fed ; le pire aussi avec, par exemple, la gestion monetaire de la réunification allemande dans la premiere moitié des années 1990 en Europe.

Parmi les trois fonctions identifiees par Musgrave (affectation, stabilisation, redistribution), la fonction de stabilisation est celle qui a le plus retenu l’attention des economistes et des decideurs publics, et ces derniers ont fini par reconnaître à la politique monetaire le statut d’instrument privilegie de la stabilisation conjoncturelle (au detriment de la politique budgetaire). Dans le même temps, ils se sont accordes sur le fait que les stimulations monetaires generent des coûts importants pour des benefices incertains et decroissants, c'est-à-dire sur le constat qu’un usage prudent devait être fait d’une arme peut-être trop efficace pour etre utilisee. Cette double prise de conscience, realisee dans la quasi-totalite des pays de l’OCDE au tournant des annees 1970 et 1980, a debouche sur des regles visant tout à la fois à sanctuariser et à moderniser la politique monétaire et s’est accompagnee d’un profond mouvement de desinflation ; mais s’il y a à peu pres unanimite de nos jours sur les objectifs que doit poursuivre une banque centrale, on voit grandir l’incertitude et le malaise sur la façon d’interpréter ces objectifs dans le feu de l’action, sur la façon de les atteindre au moindre coût et sur la question de savoir si la politique monetaire doit integrer d’autres missions, comme le soutien au secteur financier.

Dans notre sujet traité specifie au Maroc, on va analyser au premier plan la connaissance de la politique monetaire qui s’apprecie au travers d’un processus qui va des instruments à ses objectifs finals tout en passant par les objectifs intermediaires et par ses deux approches, et aussi de failles qui bloque notre politique, et au deuxieme titre, nous surmonterons le temps depuis l’indépendance et analyserons toute l’évolution que le Maroc a pu traverser au fil du temps sur tous les niveaux.

PRESENTATION GENERALE ET HISTORIQUE DE POLITIQUE MONETAIRE

Les décisions des agents économiques sont influencées par de nombreux facteurs dont quelques uns dépendent des pouvoirs publics et peuvent servir de point d’appui à leur politique économique générale. La politique monétaire macroeconomie est l’une des composantes de celle-ci dont les autres sont la politique budgétaire et fiscale, la politique des revenus et les politiques structurelles. Pour être efficace cette politique économique doit être cohérente, ce qui signifie qu’il ne peut y avoir de politique monétaire indépendante de l’ensemble de l’action économique des pouvoirs publics. Il convient maintenant de s’interroger sur les interventions de ces derniers dans le domaine monétaire, autrement dit sur les moyens qui permettent à la banque centrale de réguler l’émission de monnaie en fonction des objectifs de politique économique.
Il est clair que pour exercer une telle action, l’institut d’émission doit agir sur les contreparties de la masse monétaire à savoir : les comptes extérieurs, les créances sur le trésor et les crédits à l’économie. En fait la distribution des crédits bancaires. L’action sur les avoirs extérieurs et les créances sur le trésor ne peut –être que limitée tant ces deux sources de création monétaire échappent largement à son contrôle et sont plutôt un sous-produit de la politique budgétaire et de celle du taux de change. C’est donc sur la distribution des crédits bancaires que porte essentiellement la politique monétaire.

NOTION DE POLITIQUE MONETAIRE :

La politique monétaire désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre par les autorités monétaires pour maintenir le stock de monnaie en circulation à un niveau compatible avec la sauvegarde des équilibres interne et externe. Il s’agit, en clair, d’adapter le niveau de la masse monétaire aux besoins réels de l’économie car une expansion excessive des moyens de paiement par rapport à l’offre de biens et services, engendre l’inflation alors qu’une émission trop faible provoque un ralentissement de la croissance économique.

Comme la politique économique dont elle est une des composantes, la politique monétaire participe à la réalisation d’objectifs finals que ceux-ci soient d’ordre interne ou externe. Pour y parvenir, la politique monétaire recourt à des moyens spécifiques, qualifiés d’intermédiaires. Il s’agit de variables monétaires dont les autorités publiques surveillent l’évolution et sur lesquelles elles peuvent agir directement : agrégats monétaires, taux d’intervention de la banque centrale, taux de change